<Avant on parlait la langue du "kikou"; on exaltait les "t'sais" du savoir, les "t'sais" du comment et pourquoi. On s'amusait à déformer les mots, les bisous baveux et les formules de politesses en « Plop » et en « Beco ». On voulait tout savoir sur les autres; on pleurait sur des chansons de Rey Charles; on riait sur des comédies musicales. On disait le hardcore dans l'âme, la haine dans les banlieues. On chantait la pop soul et le RnB des vieux; les femmes voulaient toutes ressembler à Marylin Monroe. On fumait des joins à 18h00, on crachait sur les bandes blanches des parkings. On criait à Dieu qu'il était mort, qu'il pouvait plus ressusciter. On faisait semblant de s'aimer, de s'adapter au climat du lit. On se rendait pas compte que le poumon de la terre c'était pas Pétrole Land mais belle et bien la forêt. On prenait les gens pour des cons, on les insulter de PD parce que c'était dans le vent.
- Fait pas test' chéri.
On réfléchissait pas trop sur le comment du pourquoi on avait 10 doigts en bas et en haut. On pensait pas qu'en fait on était tous gagnants. On a pas imaginait le spermatozoïdes qui dansait prés du ballon.
- Allez les gars, à l'arrivée c'est d'la bonne.
Après dans la vie, aujourd'hui, t'as les cons et les coquelicot mais après tout sa revient au même. On avait une chance de s'en sortir, il a fallu que l'homme baise et comme si sa suffisait pas; dans tout les sens. Et c'était comme sa dans le temps. Le plaisir de la chair, c'était sans compter. Maintenant, on a plus d'idées...On se vaccine pour rattraper une autre saloperie, on se dope à la lysopaïne, soit disant qu'on a trop gueuler. On se dit que peut-être après la mort, il y aura une autre Germaine qui nous attendra, ou pourquoi pas Robert. On espérera sans doute qu'un autre spermatobizzaroïde, moins con, saura gérer sa course. Qu'il ne se cognera pas en cour de route...et qu'il nous donnera un monde mieux que celui là. C'était trop compliqué, on avait pas réfléchis. On a pas oubliait toutes les grandes bombes installées dans les corps des hommes, on a oubliait les bonnes femmes qui mouraient dans les rues, les culottes de Dim arrachées. C'était simple avant, il y avait pas de trou pour apprendre à chier. Il a fallu que les hommes deviennent soumis, la république nous à tous vus grandir, même ton grand-père, sa parait fous ? Oui on a sut...On était dévergondé avec la bouteille de vodka à la main, les femmes pouvait votés sans se faire violer au coin d'une poubelle. On faisait des tags "exceptionnels", c'est pas nous qui les avons détruit. C'est la pluie...
- Et mon cul, il est acide ?
On pensait tout créer, tout apprendre, tout comprendre...on a pas compris pourquoi au bout du compte le temps continuais toujours. On a souvent déliré sur les dents décalés de P. mais c'était pas méchant. C'était juste de l'amitié. On lisait la presse People sans vraiment chercher si c'était vrai. On savait pertinemment qu'un petit africain mourait toute les 1 minutes. On pouvait pas savoir que l'eau potable était pas distribuée partout dans le monde. Le kikou, on se les vus plantait là, il était si beau. Et puis, elle...belle comme une bouteille de Coca remplie de lait. On a remerciait Danniel Pennac. On mangeait des choses pas mauvaises, des choses qui paraissaient bonnes. On voyageait avec beaucoup d'argent sur soit, on se disait propriétaire de la vie, on se disait messager d'enflure. On suçait avec la permission de maman des chuppa chups. On pleurait sur les aventures de Calimero; on croyait tous qu'on viendrait nous sauver. On a découvert qu'on été pas tout seuls dans l'univers. Qu'il y avait un univers plus un univers plus un univers, que l'infini sa se terminé jamais. On a été contents d'abord d'apprendre sa, puis on a eu peur. Peut-être qu'IL nous regarde, peut-être qu'ILS vont venir nous chercher...Peut-être que le monde est beau ? On s'est inventé un genre, un style, une façon de parler, un rire conforme à la situation...au cas où. On pensait bien faire, écrire vite, faire plaisir et atteindre le point G. On a découvert le jolie vécue de certaines personnes, qui soit-disant " Connaisse la vie ". Elle est sympa ? Sa mère la chauve comment qu'elle va ? On se mettait toujours dans un groupe, on a toujours eu peur de quelqu'un. Mais si seulement la vie aurait été plus simple, je ne serait pas là à écrire ce foutu textes et à effacés sans arrêts quelques phrase débiles. C'était juste de l'amitié. J'tai toujours aimé.>
Camille Aube.